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Ils s'abandonnent

La chaise
chambre à air, photographies de paysage - 95 x 58 x 56 cm
Laisser derrière soi
chewing gum, photographies - 95 x 2 x 50 cm
Jour de lenteur (Yves Tanguy, 1937)
câbles électriques - 170 x 1 x 15 cm
Aux entrailles de la ville
dentifrice, photographies du métro - 150 x 6 x 6 cm
Aux portes de Paris
silicone, photographies du périphérique - 100 x 9 x 10 cm
Seconde peau
vernis, sacs plastiques - 90 x 60 cm
Portant
carton, photographies, roulettes - 135 x 115 x 15 cm
La zone
goudron - 83 x 2 x 40 cm
La jetée
bois, photographies - 250 x 30 x 110 cm

2015

Alors que la ville est un grand magma anonyme, Julia Pitaud en arpente les rues, son Reflex photographique en main. D’un clic, elle en prélève les traces laissées par les passants. Sacs en plastique abandonnés, murs écaillés, imposantes grues, vêtements séchant aux fenêtres… ces photographies de l’infra-mince urbain deviennent le matériau privilégié, voire la toile de fond de ses sculptures. Dispersées, collées, amalgamées, découpées, patinées voire piétinées, recouvertes de silicone, de vernis ou de dentifrice, ces vues couleur se fondent dans le décor au point de quasi disparaître. Comme une peau urbaine, elles recouvrent les œuvres fragiles que l’artiste a forgé dans la mollesse d’une chambre à air, d’une poignée de cables électiques ou d’un tuyau d’apirateur. Forme et fond, signifiant et signifié se mèlent alors dans des pièces aux titres évocateurs. Alors que l’œuvre aux allures de tube digestifs intitulée « Aux entrailles de la ville » fait allusion au métro, les photographies qui la recouvrent nous en offrent des vues. La sculpture circulaire « Aux portes de Paris » évoque, elle, le périphérique. Composée de chambres à air, « La Chaise», nous ramène mollement aux balades à vélo comme au farniente les jours d’été dans les jardins publics. C’est ce même lâcher prise qui traverse la pièce « Jour de lenteur », un ensemble de cables électriques blancs en suspension tel un mobile, qui fait un clin d’œil direct au tableau d’Yves Tanguy du même nom, ainsi qu’à son univers digne d’un cocon hors-temps. Enfin, « La Jetée », présentée lors du diplôme de Julia Pitaud à l’ensb-a, elle fait non seulement un clin d’œil au célèbre film de Chris Marker mais s’offre comme une plongée dans la carte postale parisienne. Comme en suspension dans le temps, ces sculptures offrent une forme de digestion sensuelle de la ville. Elles sont les traces d’un flux humain informe et ininterrompu. A la fois urbain et rêveur, le travail de Julia Pitaud invite au lâcher prise.

Anaïd Demir

© Julia Pitaud

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